Mes aventures malgaches – Episode 2

Aujourd’hui, le récit de mes aventures se fait à l’oral !
Je vous emmène ainsi à la découverte de Tuléar, de Saint-Augustin et… de ma douce voix 🙂 (commentaire complètement subjectif !).

 

  • Histoire de Tuléar et de Saint-Augustin

 

Lexique : 

– baie = en géographie, désigne une « ouverture » (la mer entre dans les terres), qui forme un port naturel.
– bourg = entre la ville et le village, le bourg est une sorte de « gros village ».
– chef-lieu = là où se tiennent tous les bureaux administratifs d’une région.
– côtoyer = être en contact (avec)
– s’établir = s’installer
– faire figure (de) = être considéré (comme)

 

  • L’origine des noms

 

Lexique :

– étymologie = science qui a pour objectif la recherche de l’origine des mots.
– toponymie = étude des noms de lieux, leur origine.
– franciser = intégrer un mot à la langue française en lui donnant la prononciation propre au système du français.
– débarquer = quitter un bateau, descendre à terre.
– héler = appeler quelqu’un de loin
– accoster = s’approcher de quelque chose, jusqu’à le toucher (en parlant d’un bateau).
– mouiller = pour un bateau, action de jeter l’ancre.
– récif = rocher ou groupe de rochers au ras de l’eau.
– missionnaire = religieux partant en mission pour amener les gens à adopter leur religion.
– protestantisme = courant religieux.
– emblématique = symbolique
– « être dur de la feuille » = être un peu sourd *

Baie de Saint-Augustin

Mots malgaches :

Les mots malagaches que vous pouvez entendre dans mon podcast sont les suivants : Toliara (Tuléar), « toly-eroa » (« Mouillez là-bas »), « toly-ara » (abrité des récifs) et « tolya-meva » (bon mouillage).
Le nom malgache de Saint-Augustin est « anastogno« .

Source : les hypothèses concernant l’origine de Toliara ne sont bien sûr pas issues de mon imagination. Je les ai trouvées dans ce document, où vous pourrez en apprendre un peu plus sur la ville en générale.

 

  • Mes petites anecdotes

 

Un modèle "moderne" de pousse-pousse, relié à un vélo et plein de couleurs !

Un modèle « moderne » de pousse-pousse, relié à un vélo et plein de couleurs !

 

Lexique :

– anecdote = petit récit d’un fait curieux, qui sort de l’ordinaire.
– moderniser =  rendre moderne.
– frêle = mince, menu, qui a l’air fragile.
– malentendu = mauvaise compréhension/interprétation du sens d’une parole, d’un mot.
– vaillant = courageux.
– s’accorder (< « nous accordèrent« ) = se mettre d’accord.
– gratitude = reconnaissance pour un service rendu.
– insolite = qui sort de l’ordinaire et qui surprend.
– caler = installer quelque chose de sorte à ce qu’elle ne tombe / ne bouge pas ; stabiliser.

Pour les petits curieux :

Le pousse-pousse n’existe pas qu’à Madagascar ! On en trouve aussi dans les pays asiatiques (Inde, Thaïlande, Chine, etc), où il peut prendre plusieurs noms : « rikshaw« , « tuk-tuk« , etc.. et plusieurs formes.
Récemment, il est même apparu à Paris, où il est devenu à la mode de se faire transporter dans une de ces voiturettes originale, afin de visiter la capitale le plus tranquillement possible. Attention toutefois aux pots d’échappement des voitures parisiennes, très nombreuses sur les routes (et surtout très rapides…).

Pour en savoir un peu plus sur ces drôles d’engins, je vous propose ce site, cet article , ou encore cette petite vidéo.

 

 

Lexique :

– piste = chemin tracé dans la terre, dans une région peu habitée.
– impraticable = par où l’on ne peut passer.
ocre = couleur entre le brun et le jaune.
– falaises de calcaire = voir la première photo de l’article.
– dissimuler = cacher.
– frôler = être très près de.
– être plein à craquer = être tellement rempli, que le contenant pourrait exploser.
– accourir = arriver en hâte.
– baston = bagarre
– parader = se montrer fièrement, défiler.
– faire un brin de causette = avoir une petite conversation

 

Les clichés-portraits:

 

Je vous quitte là-dessus et vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures ! 🙂

Publié dans Bat Karé (Visiter) | Laisser un commentaire

Mada Quizz

Bonjour à tous !

Vous attendez sans soute patiemment de lire la suite de mes aventures à Madagascar (enfin, je l’espère !). Ne vous inquiétez pas, le prochain article arrive dans les plus brefs délais. Mais avant ça… je me suis dit qu’un petit questionnaire sur l’article précédent ne vous ferez pas de mal 😀 Histoire de vérifier un peu que vous ayez bien tout suivi.

Il est donc l’heure pour moi de vous soumettre à la question ! Mais, pas de panique, aucune punition à la clé si vous vous avérez être de « mauvais lecteurs ». Je suis bien trop gentille pour cela (bon, disons que vous êtes surtout hors d’atteinte…). Par ailleurs, « question » ne doit pas être ici vue comme un synonyme de torture, comme ce fut le cas au Moyen-Age où « faire usage de la question » signifiait torturer…

Voici ce qu’en dit le Larousse : 

  • « Torture légale appliquée aux accusés et aux condamnés, pour leur arracher des aveux. (Codifiée du XIIIe au XVIe s., elle fut abolie partiellement par Louis XVI en 1780 et complètement par la Révolution.) »

 

 

Passons cette petite parenthèse historique, et revenons-en à nos zébus ! (oui, parce que les zébus sont plus courants à Madagascar que les moutons).

Le quizz dont il est question ne vous prendra que quelques minutes (il ne se compose que de 5 questions) 😉

 

Et voilà ! C’était tout simple, non ? Tellement que j’hésite à vous donner un corrigé…. Mais, aller, comme il paraît que je suis gentille, je peux bien faire l’effort de vous en fournir un 🙂 Hop, hop, hop –> Corrigé Quizz

 

C’est tout, pour aujourd’hui ! La suite des épisodes malgaches arrive bientôt, soyez patients….

Publié dans Non classé | Laisser un commentaire

Rendez-vous en terre inconnue !

Il y a quelques mois, je vous parlais de mon séjour en Israël. Aujourd’hui, c’est à Madagascar, alias « La grande île », d’être sous les feux des projecteurs* du Cri du Margouillat ! Ou, plus précisément, aux villes du sud de l’île, à savoir : Tuléar, Anakao, Antsirabe ou encore Fianarantsoa.

Mais avant de procéder à notre petite visite, je vous propose de jeter un coup d’œil à la carte de cette île aussi grande que la France (métropolitaine); n’hésitez pas à vous y balader 😉

[Vous trouverez sur ce site un comparatif plutôt intéressant entre la France et Madagascar]

Entrons maintenant dans le vif du sujet. Un sujet sur lequel je pourrais déblatérer des heures durant, mais dont je vais tenter de vous parler de manière à peu près concise...

Tout commence (et se termine) par la capitale, Antananarivo. Située dans le centre de l’île, elle fut notre point d’arrivée et de départ, puisque notre aéroport se situe non loin. Le nom de cette ville signifie en malgache « la ville des mille« . Mais des mille quoi ?, vous demandez-vous sûrement ! Des mille collines, ou des mille guerriers que possédait le roi d’alors… On ne sait pas très bien, mais cela suffit à se rendre compte de la grandeur accordée à ce lieu où résidèrent les familles royales. Dans la « haute ville », nous pouvons ainsi encore visiter le « Rova », ancienne forteresse royale, qui a malheureusement subit les assauts des flammes lors d’un récent incendie.

[remarquenotez que le nombre « mille » ne prends jamais de -s !!!]

Aujourd’hui, devenue la capitale économique et politique de Madagascar (le président y réside), « Tana » m’a surtout fait l’effet d’une vieille ville abandonnée. Non pas par ses habitants, qui sont très (trop) nombreux, mais par les autorités : la pauvreté, la pollution, la disparité entre les très riches d’un côté et les plus démunis de l’autre, m’ont beaucoup touchée. Pour être honnête, comme beaucoup de Malgaches rencontrés dans d’autres villes, je n’ai pas supporté mon séjour dans la capitale et j’ai vite était comme « saoulée » par l‘effervescence de la capitale.

–> La nouvelle est tombée il n’y a pas si longtemps : le magazine Forbes classe Tananarive à la troisième place des villes les plus polluées au monde !!!

Mais certains lieux, certaines scènes de la vie quotidienne valaient le coup d’être photographiés 🙂 Voici donc quelques clichés :

  • Changeons maintenant complètement de décor ; direction le Parc de l’Isalo.

Cet immense parc de 81 540 hectares (!!!) tient son nom d’une plante endémique, non seulement de Madagascar, mais du parc lui-même. Situé dans le « Grand Sud » de l’île, il abrite pas moins de 77 espèces d’oiseaux, 14 espèces de lémuriens, ainsi que des reptiles, des amphibiens, des insectes, des rongeurs… qui constituent une faune riche et diversifiée.
Du côté de la flore, et donc des paysages, le visiteur a aussi de quoi s’en mettre plein la vue : le côté « nature sauvage », variant entre savane et oasis, grands rifts et jardins d’Eden (oui, c’est l’impression que m’ont donné certains sites), m’a énormément plu. En tant que grande fan de la Nature, j’ai été comblée 🙂

Bien sûr, je n’ai pu parcourir tout le parc ni visiter l’ensemble des sites (cascades, canyons, etc.) : il m’aurait fallu pour cela une semaine, au rythme d’une trentaine de kilomètres par jour ! Très peu pour moi… Je m’en suis tenue à une petite journée « tranquille », avec quelques 4 heures de marche éreintantes sous un soleil de plomb et des pauses rafraîchissantes au bord de cascades magnifiques. Une journée bien remplie qui, bien que usante, en valait le détour.

Evidemment, je n’ai pu m’empêcher de prendre une multitude de photos, parmi lesquelles il m’a fallu sélectionner celles qui suivent (un choix cornélien, croyez-moi) :

 

En bonus, LA photo dont j’étais la plus fière :

Isalo Park

Une photo qui me rappelle la phrase de Yann Arthus-Bertrand, selon qui « la Terre est Art et le photographe en est seulement le témoin. »

Avant de poursuivre notre voyage, je vous laisse méditer ces belles paroles ; la suite dans les prochains articles 😉

A bientôt !

Publié dans Bat Karé (Visiter) | 2 commentaires

Shalom !!!

Shalom signifie « paix »  en hébreu, l’une des deux langues officielles de l’Etat d’Israël (avec l’arabe). Il est l’équivalent de notre « Salut ! ».

Pourquoi vous parler de ce pays ? Et surtout quel rapport y’a t-il avec ma chère petite île ?
Parce que j’ai visité ce pays il y a quelques mois et que, justement, l’idée m’est venue de faire un parallèle entre la « terre promise » (périphrase par laquelle les Juifs désignent Israël) et « l’île intense » (vous voyez de quelle île je parle….;)

C’est sur l’invitation de la meilleure amie de mon père, installée en Israël depuis une vingtaine d’années déjà, que ma famille et moi sommes allés visiter ce pays situé à plus de 6000 km de chez moi (environ la moitié de la distance Réunion-France).
Nous n’en connaissions alors que ce qu’en disent les journaux et les livres d’Histoire, à savoir que « l’Etat des Juifs » a été créé au lendemain de la seconde guerre mondiale, sur des territoires appartenant à l’origine à la Palestine, et que, depuis, les conflits ne cessent de faire rage. Enfin, l’histoire est, comme toujours, bien plus compliquée…. jetez un coup d’œil à la page Wikipédia, pour en savoir plus.

Je me rendis donc en Israël avec quelques a priori, mais tout en essayant de ne pas me laisser submerger par les préjugés.
Guidée par Danny (la meilleure amie de mon père), j’ai alors découvert une culture bien loin de ce que j’avais pu imaginer…. mais aussi, sous certains aspects, très conforme à certains clichés véhiculés par les médias….
Enfin, il faut quand même avoir à l’esprit que tout est histoire de perception subjective ! J’ai vécu cette aventure à ma manière et les sensations, les impressions, les ressentis que j’en ai retiré sont totalement personnels.

J’ai donc était confrontée à des choses étonnantes, d’autres qui m’ont parfois choquée, des us et coutumes totalement différentes des miennes et puis quelques uns qui m’ont paru identiques aux miens…. Et c’est d’ailleurs de ces aspects culturels, cultuels (religieux) et sociaux qui m’ont rappelé la Réunion que je vais vous parler !

 

Comme une vague ressemblance entre ces deux-là, vous ne trouvez pas ?

Concernant la religion : il y a en Israël, dont la ville de Jérusalem est le « berceau » (l’origine) des trois religions monothéistes, des communautés chrétiennes (catholiques et orthodoxes), juives et musulmanes. On y trouve donc des mosquée (la plus célèbre est Al-Aqsa), des églises (et surtout, le Saint-Sépulcre, où Jésus fut crucifié) ainsi que des synagogues (lieux de culte des Juifs).

A la Réunion, très peu de Juifs, mais une grande communautés de Musulmans (les « Zarabs ») et de chrétiens catholiques (dont la religion a été adoptée par une grande partie de la population, toute communauté confondue). Avec en plus les religions tamoules et chinoises (taoïsme, confucianisme), la Réunion offre un tableau spirituel aussi bigarré (varié) que celui d’Israël.
Notons d’ailleurs que la première mosquée française a été construite à la Réunion !

Mais davantage que cette variété, c’est la foi des Israéliens qui m’a le plus marquée et qui m’a rappelé les Réunionnais : comme par chez moi, les Israéliens sont très croyants et suivent à la lettre de multiples rites et rituels, comme le « sabbat » chez les Juifs. Danny le faisait tous les vendredis, même si elle se disait peu pratiquante….
Elle nous a aussi expliqué qu’il lui arrivait de formuler des prières pour résoudre certains petits problèmes de la vie quotidienne (comme la perte d’un objet important, par exemple), tout comme ici certains croyants se tournent vers Saint-Expédit lorsqu’ils ont vœu important qu’ils souhaitent voir se réaliser.
Enfin, les communions (rassemblements de croyants lors d’évènements religieux importants) sont aussi importante qu’ici.

Voici quelques photos de sites religieux connus d’Israël :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Du côté des jeunes : comme à la Réunion, la jeunesse israélienne aime s’habiller avec « style », donc faire du shopping dans des magasins exclusivement réservés aux jeunes.
Ils aiment aussi faire la fête : la fille de Danny m’a raconté qu’avec ses amis, ils aimaient organiser des sortes de « rave party » (fêtes où l’on danse toute la nuit sur de la musique électronique) ….. dans la forêt.
Ici, c’est plutôt sur la plage que l’on organise des fêtes de ce genre, mais l’ambiance est la même 🙂
Enfin, j’ai été surprise par cette sorte d’osmose qu’il existe entre le jeunes : un soir, alors que je buvais un verre dans une grande avenue huppée, tout en appréciant le spectacle d’artistes de rue (des musiciens), je fus étonnée de voir des jeunes (qui ne se connaissaient pourtant pas) se rassembler pour danser ! La musique jouée par les troubadours avait des sonorités très proches des musiques traditionnelles hébraïques, très entraînantes…. Je revoyais alors de jeunes Réunionnais se regrouper pour « krazer un maloya » (danser sur du maloya, musique typiquement réunionnaise).
La musique adoucie les mœurs et réunit les gens !

 

Dans les assiettes : je ne vous mentirai pas en vous faisant croire que j’ai retrouvé nos bons petits carry réunionnais dans les assiettes israéliennes. Mais, je ne vous mentirai pas non plus en vous apprenant que certaines spécialités culinaires restent assez proches de la cuisine métissée de la Réunion.

Outre les gâteaux orientaux, très gras et bourratifs (qui remplissent bien le ventre… qui l’alourdissent même !) à base de miel, d’arachides et de pâte à friands, j’ai pu m’apercevoir que les épices étaient très utilisées là-bas aussi, que les légumes et fruits frais remplissaient les frigo (les ananas, les caramboles, les bananes, etc.), mais ce que j’ai surtout appris, c’est que la gastronomie israélienne, tout comme la gastronomie réunionnaise, est riche de saveurs variées.
Ce qui, après tout, n’est pas étonnant, puisque la population d’Israël vient d’un peu partout dans le monde : comme à la Réunion, chaque peuple a rapporté dans ses bagages des plats typiques, ce qui fait qu’aujourd’hui la cuisine est très composite.
Entre chili con carne, tajine, bagel, couscous ou encore falafel, je suis repartie le ventre bien rempli 😛

–> Top 5 des plats à côté desquels il ne faut absolument pas passer en Israël.

Et puis un petit clin d’œil aux Arabes, qui ont laissé en héritage plein d’ingrédients et de plats maghrébins (couscous, tajine, houmous, kebab, etc). Comme quoi, la cuisine permet parfois de dépasser les divergences, d’abolir les frontières et d’aller au-delà des conflits….

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

Le climat : j’ai eu la chance de visiter l’Israël en été, et donc de profiter du soleil et du climat, aussi « caliente » (chaud) que sur mon île de l’Océan Indien, si ce n’est plus !!! Il faut dire qu’ici, la température, même en plein été, dépasse rarement les 34°C (et encore, je vous parle ici d’un temps de canicule !). Alors qu’en Israël, situé au Moyen-Orient (zone particulièrement chaude), les températures peuvent atteindre 40° en été ! Voire même plus à l’intérieur du pays, dans le désert du Sinaï par exemple, où la chaleur est suffocante ! A l’inverse, il n’est pas rare que Dany ait de la neige dans son jardin, en hiver ! (ici, nous avons bien un « Piton des Neiges », mais il est rarement recouvert d’un beau manteau blanc…).

–> Carte Google Map

La côte ouest du pays est bordée par la mer Méditerranéenne. J’ai donc pu y retrouvé un petit bout de plage et, je dois avouer que même si je ne suis pas une fan de sable et d’eau salée, j’ai été ravie de pouvoir longer la plage comme je le fais ici, à Saint-Pierre ou encore à l’Étang-Salé.
Celle où nous nous somme rendus se situe à Tel-Aviv, ville très touristique, qui est aussi en quelque sorte un centre économique (avec ses immenses grattes-ciel qui, pour le coup, m’ont plutôt fait penser à Singapour).
Il y faisait chaud, le soleil était éclatant, le sable blanc, l’eau d’un bleu merveilleux, et les légères brises d’air frais étaient des plus agréables…. Bref, l’air marin m’a, pour un temps, ramené à la Réunion 🙂

J’ai aussi passé une journée à la Mer Morte, qui est en fait non pas une mer, mais un lac salé. Très salé.
Partagé entre Israël, la Jordanie et la Palestine, ce lac est très connu : l’eau y est tellement salée, que l’on y flotte sans effort !
Lorsque j’y suis allée, un Japonais lisait tranquillement son journal dans la Mer Morte, flottant dans une position quasiment assise !
Les gens ne manquent pas non plus de s’enduire de boue qui, paraît-il, serait dotée de nombreuses vertus… Je n’ai pas essayé !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

« En vrac » : pour finir, je vous parlerai d’autres petits détails de la vie quotidienne et de la culture israélienne qui m’ont rappelé la Réunion. Comme par exemple :

– les parties de domino ! A Saint-Pierre, un petit groupe de gramoun (personnes âgées) s’installe toujours à la même table pour sa partie de domino quotidienne.
J’ai croisé quelques joueurs au détour d’une rue :

 

– les cultures d’arbres fruitiers : pour nous rendre à la Mer Morte, nous avons traversé une partie du désert du Sinaï. Alors que le paysages et ses, aride, des cultures de dattiers apparaissaient quelques fois, telles de petites oasis perdues en plein milieu du désert.
Les dattiers sont alignés par dizaines de dizaines et les dates protégées par des sacs en plastiques. Tout comme ici, avec les bananiers par exemples.

 

– les graffiti et l’herbe : le premier désigne ces dessins faits à la bombe sur les murs des bâtiments publics ; vous en trouverez un peu partout dans le monde, et donc bien sur en Israël et à la Réunion. Ce qui est moins courant, c’est de rencontrer sur son chemin un lézard avec un joint à la bouche ! A la Réunion, le « zamal » (cannabis) est fumé par de nombreuses personnes (même si cela reste illégal) ; apparemment, cette herbe n’est pas inconnue des Israéliens….

Une tête de lézard, un joint à la bouche !

Une tête de lézard, un joint à la bouche !

 

– les SDF (sans domicile fixe) : malheureusement, la pauvreté est présente partout dans le monde, et Israël n’y échappe pas…. Beaucoup sont des personnes âgées qui ont vécu la seconde guerre mondiale et qui ont tout perdu à cette triste période de l’histoire. Malgré une petite aide de l’Etat, ils ont souvent du mal à s’en sortir.
Ici, à la Réunion, on rencontre aussi beaucoup de personnes qui ont un âge avancée et traînent dans les rues depuis de nombreuses années. A Saint-Pierre, certains habitués ont trouvé leur marque et….leur banc !

Comme partout, le banc fait office de lit pour de nombreux SDF....

Comme partout, le banc fait office de lit pour de nombreux SDF….

 

Je vous quitte sur une note un peu triste, mais j’espère vous avoir donné envie d’aller visiter ce pays, de découvrir sa culture et d’en savoir un plus sur son Histoire.

J’ai, pour ma part, une seule envie depuis que j’ai quitté Israël : partir à la découverte de plein d’autres pays ! 😀

Site de l’Office National

Publié dans Bat Karé (Visiter), Kiltir (Culture) | Laisser un commentaire

Ma « blog-list »

Image de la marque de vêtement Pardon

Aujourd’hui, je voulais vous parler des stéréotypes qui perdurent encore et toujours lorsque l’on parle des Réunionnais et de l’île de la Réunion. Vous savez, ces clichés selon lesquels la Réunion se résumerait à « requin – chikungunya* – cyclone » (enfin là, je vous propose des clichés qui correspondent à la période ambiante, car ces clichés évoluent en fonction de l’actualité et de l’époque). Ces croyances qui ont fait du Réunionnais un être profiteur (il vit du RSA*, une aide de l’Etat qui lui permet de ne pas travailler), ivrogne (il boit de la Dodo, du rhum charrette et du rhum arrangé* à toute heure), toujours « pala ek sa » (il se fiche de tout, est insouciant) et paresseux (il traîne ses « savat’ dé dwa » -ses tongs* – sur le bitume), et j’en passe et des meilleurs*….

Paresseux, buveur de rhum (« tisane locale ») et de bière dodo (« sirop local »)

Et puis, je me suis aperçue que l’une de mes collègues en Licence FLE avait déjà écrit un article à ce sujet ! Mince, voilà que je me faisais piquer mes idées (certes, pas très originales, donc logiquement abordées par de nombreux d’entre nous, héhé). Tant pis, pour rattraper le coup, j’ai décidé d’en profiter pour faire un peu de publicité à mes très chers camarades 😀

C’est donc une petite liste (non exhaustive*, il a fallu faire un choix cornélien*) d’articles forts sympathiques que je vous propose ici ; en espérant qu’ils vous plaisent autant qu’à moi 😉

  • Avec la drolatique Charlotte, vous en apprendrez un peu plus sur les stéréotypes qui nous concernent, nous Réunionnais :

 

Non, tout le monde ne se la coule pas douce sur l’île.

Vous pourrez aussi découvrir la fameuse « savate deux doigts », celle que toute la planète nous envie !

 

  • Avec Caroline, jetez un œil aux différents drapeaux de la Réunion, dont le plus célèbre, le « Lö Mahavéli » :

Elle vous explique aussi en détail ce curieux phénomène bien typique de chez nous : les grillades au bord de la route !

  • Du côté de chez Amalia, admirez le beau village de l’Entre-Deux :

 

  • Sur son blog plein de couleurs, Samrina vous propose quant à elle de l’accompagner pour une randonnée autour du Piton de la Fournaise :

La Plaine des Sables

Ou encore de vous initiez aux remèdes réunionnais :

  • Enfin, Lawoiri vous explique tout sur le gecko vert (pas toujours le bienvenu sur notre île….) :

cropped-national-geographic-25th-week-in-2012-with-breathtaking-photos-01.jpg

 

BONNES VISITES !!!!!

Publié dans Kiltir (Culture), Kossa sa ? | 1 commentaire

Anse des Cascades

L’Anse des Cascades est un véritable écrin de verdure, de fraîcheur… et de sérénité. Un petit paradis, en somme !

 

Situation géographique : ce lieu pour lequel j’ai eu un véritable coup de foudre se situe au niveau de la côté est de la Réunion, sur le territoire de la commune de Sainte-Rose.
Voici une carte Google Maps qui vous aidera à situer ce site : 

 

Histoire :  dès ses origines, la ville de Ste Rose et ses alentours vivent de la culture du café, de celle du maïs, du riz et du girofle, puis, à partir du XIXème siècle, des plantations de canne à sucre. L’Anse des Cascades n’est pas étrangère à cette prospérité : l’abondance d’eau qu’elle offre alors, permet d’alimenter les usines, les plantations et les villages voisins (on y retrouve d’ailleurs des vestiges de pompes à eau). Aujourd’hui, l’eau des cascades n’est plus exploitée, mais de nombreux pêcheurs viennent s’adonner à leur passion sur la rive maritime, et la beauté du site attire de nombreux Réunionnais et touristes (des aires de pique-nique ont été aménagées).

Description : le site, situé entre mer et cascades, abrite des chutes d’eau rafraîchissantes, une anse où sont amarrées des barques de pêcheurs, des kiosques pour pique-niquer et un forêt de palmistes où il fait bon se balader après un bon repas 🙂

Je vous laisse découvrir ce merveilleux endroit à travers ces quelques photos :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Publié dans Bat Karé (Visiter), Non classé | Laisser un commentaire

Les proverbes créoles

Le proverbe est, selon le dictionnaire Larousse, un « court énoncé exprimant un conseil populaire, une vérité de bon sens ou une constatation empirique (liée à l’expérience) et qui est devenu d’usage commun« .

Dans chaque pays, chaque régions, à chaque époque, chaque génération, des proverbes font leur apparition. 

Certains trouvent leurs équivalents presque littéraux d’un bout à l’autre du globe : ainsi, le proverbe français « Raconter des salades » (raconter de gros mensonges) se dit « Zöldeket beszél » (raconter des vertes) en hongrois, « Да разправяш врели-некипели » (raconter des balivernes) en bulgare, ou encore « Contar bobadas » (raconter des bobards) en espagnol.
D’autres, au contraire, sont difficilement traduisibles d’une langue à une autre ; exemple : « Prendre la mouche » (s’énerver brusquement), se dira « Perder as estribeiras » (perdre ses étriers) au Brésil, et « Het plotseling op de heupen krijgen. » (l’avoir soudain sur les hanches) aux Pays-Bas.

Voici un site très bien présenté et fréquemment alimenté, où vous pourrez apprendre une pléthore de proverbes, accompagnés de leur signification, d’une courte explication sur leur origine, ainsi que de leurs traductions et/ou équivalents en différentes langues.
Vous pouvez aussi cliquer sur l’image ci-dessus, pour accéder à un petit diaporama amusant réalisé par TV5Monde sur les « expressions imagées de la langue française ».

 

Passons maintenant aux proverbes de la langue créole réunionnaise. Il en existe bien sûr une multitude : certains restent très proches du français, la « langue-source », tandis que d’autres sont typiquement réunionnais (il y sera ainsi fait référence à des « fruits péi », des us et coutumes d’ici, etc).
Certains sont brefs et humoristiques, d’autres davantage poétiques. Beaucoup reposent sur des jeux de mots subtiles, qu’il est parfois dur à repérer et à déchiffrer lorsque l’on y est pas initié…
En tous les cas, les proverbes réunionnais savent être originaux et recherchés, et n’ont donc rien à envier à leurs voisins !

En voici une petite liste :

  • « Out kanar lé noar ! » (littéralement, « Ton canard est noir ») : en français, on dirait Ton compte est bon ! Cela ne signifie rien de bon pour la personne à qui l’on s’adresse…. car elle s’apprête à recevoir une bonne leçon ! A moins qu’elle ait déjà reçu ce qu’elle méritait…. soit, une bonne punition ! Clic

 

  • « Ti lamp ti lamp » : ce proverbe peut avoir deux équivalents en français. D’une part, il correspond à l’expression petit-à-petit : l’idée qu’il véhicule alors étant que, avec de la patience, tout est possible. D’autre part, il fait écho à l’expression « Cool Raoul », qui fait toujours référence à la lenteur, et qui signifie qu’il faut prendre son temps, faire les choses sans se précipiter.

 

  • « Saque i frékent lo chien i gagn la puce » (celui qui fréquente un chien attrape des puces) : en français, nous dirions plutôt Qui s’y frotte s’y pique !, c’est-à-dire, en quelque sorte, que qui cherche des ennuis, en trouve forcément….

 

  • « La lang na poin lo zo » (la langue n’a pas d’os) : dans la langue, il n’y a pas d’os. Celle-ci bouge donc beaucoup. Chez certains, il semblerait même qu’elle s’agite plus que chez les autres…. Ce qui les amènent à raconter tout et n’importe quoi. Méfiance, donc ! Lorsque l’on vous dit que la langue n’a pas d’os, c’est qu’il faut faire attention aux commérages.

 

Je vous invite à découvrir d’autres proverbes réunionnais ici et ici.
Vous pourrez aussi, si vous le souhaitez, en apprendre plus sur le proverbe en général, et les proverbes réunionnais en particulier, en lisant l’article de Daniel Honoré sur le sujet.

 

Remarque : les images sont issues de motifs de T-shirt de la marque « L’effet péi » ® Tous droits réservés.

Publié dans Kossa sa ? | Laisser un commentaire

Mascottes réunionnaises

La Réunion possède de nombreux emblèmes de natures variées. J’ai choisi de vous en présenter deux de types tout à fait différents, que l’on pourrait qualifier de « mascottes » réunionnaises.

  • Le caméléon :

Cette bestiole bien étrange a plusieurs caractéristiques : une langue qu’elle peut projeter à une vitesse folle pour attraper ses proies, des yeux qui bougent indépendamment l’un de l’autre, une queue assez longue qui s’enroule sur elle-même et une peau qui peut varier de couleur en fonction de l’environnement ou de l’humeur de la bête. Autre particularité de cet animal : il est très très très lent ! C’est d’ailleurs pour cela que les Réunionnais l’appellent « l’endormi ».

Il faut être vraiment à l’affût pour le repérer dans les buissons ; par chance, j’ai réussi à lui tirer le portrait 😀 Voyez plutôt :

En en bonus, le plus petit caméléon du monde, spécimen que l’on trouve à Madagascar.

  • Le Gouzou :

Créé par l’artiste Jace, le Gouzou est un étrange personnage dénué de visage ! Né sur l’île – où il aime s’afficher sur les murs, les panneaux publicitaires et autres structures urbaines -, il s’est depuis quelques années exporté à travers le monde (Madagascar, France, Chine, Corée du Sud, etc). S’il a des traits assez simples et une allure plutôt enfantine, il fait cependant passer des messages forts qui dénoncent les dérives de la société, mettent en relief ses travers et ses absurdités. Le Gouzou est un être subversif….mais qui a beaucoup d’humour !

Voici deux tags très explicites :

Publié dans Kossa sa ? | 1 commentaire

Couleur Café

Bienvenue au Domaine du Café Grillé de Pierrefonds, non loin de la ville de Saint-Pierre et de Bois d’Olives (là où je vis).

Ce domaine est un grand jardin que l’on peut visiter, guidé par un jeune homme passionné, plein d’humour et de connaissances sur l’univers dans lequel il nous invite à évoluer.

Dynamique, il ne vous laissera pas une seule seconde de répit, si ce n’est lorsque vous dégusterez silencieusement l’un des nombreux fruits du jardin…. Lors de la visite, l’on vous invite aussi à sentir de multiples feuilles d’arbres et arbustes aux vertus médicinales ou utilisées dans la cuisine d’ici et d’ailleurs. Un jardin riche en senteurs, couleurs et saveurs, en somme !

Le clou de la visite est bien sûr le lieu où est entreposé le café, séché avant d’être torréfié sur place, dans la boutique qui précède le jardin. Après une bonne petit balade dans la nature luxuriante du domaine, vous pourrez ainsi profiter d’un bon moment de détente autour d’une bonne tasse de café maison, servi par une jeune femme très enjouée et accueillante.
Le domaine en propose par ailleurs différentes variétés, dont le fameux café « Bourbon Pointu », récolté à la Réunion et exporté depuis quelques années dans le monde entier. Inutile de préciser que, eut égard de sa rareté et de son goût (l’un des meilleurs au monde, dit-on !), son prix au kilo est assez élevé…

Je vous propose d’en découvrir plus sur ce jardin botanique ici, ou . Et je vous laisse, comme à mon habitude, avec quelques photos prises sur le site 🙂

Publié dans Bat Karé (Visiter) | Laisser un commentaire

Le Sakifo

Le saki-quoi ? Le Sa-ki-fo ! Qui pourrait être traduit -en français- par « ce qu’il faut »… car selon Jérôme Galabert, qui est à l’origine de sa création, le Sakifo Musik Festival est la manifestation culturelle qu’il manquait à la Réunion !

Affiche du Sakifo

Affiche du Sakifo

Ce festival de musique qui est apparu en 2004 à l’initiative de Jérôme Galabert, accueille chaque année sur une période de 3-4 jours une pléthore d’artistes plus ou moins connus au niveau local, national et même international !
Initialement situé à Saint-Leu, ce festival se déroule depuis 2008 à Saint-Pierre, entre la Ravine Blanche et Terre Sainte, où à lieu le fameux rizofé (« riz chauffé« ) du dimanche qui clôt les festivités.

Depuis, le Sakifo s’est bien implanté dans le paysage culturel de l’île et est devenu un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musique. D’autant plus que tous les styles y son représentés, entre rock, pop, rap, maloya, reggae, électro, dub, etc… Bref, avec des programmations toujours très éclectiques, il y en a pour tous les goûts !

L’année dernière, le Sakifo fêtait sa dixième édition. Pour l’occasion, la radio France Inter se déplaçait à la Réunion pour enregistrer des émissions en direct depuis le site de la Ravine Blanche.
Parmi elles, l’une de mes émissions préférées : « L’Afrique enchantée », que je vous propose de ré-écouter.

Cette année, le Sakifo se déroulera les 23, 24 et 25 mai et les programmateurs nous ont déjà révélé les deux principales têtes d’affiche : -M- et Stromae.

Cliquez sur l'image pour accéder au site officiel du Sakifo

Cliquez sur l’image pour accéder au site officiel du Sakifo

Je vous laisse avec quelques photos de l’édition du Sakifo 2013.

Photos prises par Yann Huet

Publié dans Kossa i di ? (Actualité), Kossa sa ? | Laisser un commentaire